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Le site du Groupe belge d’Education nouvelle.

édité chez Jourdan en 2006 :
La rage de faire apprendre. De la remédiation à la différenciation.
Article mis en ligne le 23 juin 2007
dernière modification le 5 janvier 2008
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Léonard Guillaume et Jean-François Manil, GBEN

Jourdan Editeur Paris 2006

L’histoire de cette écriture

Léonard avait été sollicité plusieurs fois par les facs de Namur pour intervenir comme personne –ressource dans le cadre de formations et de perfectionnements destinés à des professionnels de l’enseignement : sa pratique d’instituteur à classes multiples y était perçue comme « un lieu où la différenciation s’y exerce de façon quasi obligatoire et, par conséquent, organisée ».

Un des prescrits du « décret mission » a été le point de départ du projet d’écriture : la loi imposait en effet aux enseignants du primaire d’organiser des exercices pour les élèves en situation de redoublement et de consigner ceux-ci dans une farde à destination de l’inspection. Il fallait montrer des traces d’exercices de remédiation, prouvant ainsi que l’on s’occupait des enfants en difficulté.

A ce moment Léonard et Jean-François avaient pris l’habitude de travailler ensemble comme formateurs d’adultes dans le contexte des formations continuées des instituteurs, mais également au GBEN où leurs activités de militants les amenaient progressivement à acquérir de l’expérience et de l’aura dans le monde de l’enseignement fondamental.

Leurs points de vue ont été rapidement convergents sur un point : le prescrit légal exigeant de s’occuper des « redoublants » véhiculait un présupposé qui les heurtait profondément : la remédiation faisait suite à un constat d’échec qui paraissait naturel et communément accepté. Nulle part on n’indiquait qu’il fallait remettre en cause la situation initiale provoquant cette situation d’échec ; situation de transmission de savoir dans la plupart des cas.

Les deux compères étaient au clair sur ce point : la remédiation, dont on vantait tant les mérites, était en fait une différenciation ségrégative tentant, il est vrai, d’adoucir quelque peu les effets de l’échec.
Leur idée s’inspirait donc d’une visée démocratisante de la différenciation : celle-ci consistant à mettre en place des activités d’apprentissage différentes pour rencontrer l’hétérogénéité des apprenants ; et ainsi réduire fortement voire supprimer l’échec.

Cette action pédagogique impliquait que l’on pense différenciation avant l’organisation des apprentissages, et plus après ; faisant fi de l’habituelle résignation face à l’incapacité ponctuelle de certains élèves.
Travaillant dans des petites écoles rurales, ils se sont décidés à se réunir pour produire ensemble des écrits sur leurs pratiques. Une aventure qui allait durer trois ans…

Dans un premier temps, ils ont collecté toute une série d’activités, de démarches expérimentées dans leurs quotidiens respectifs témoignant de l’efficacité de ces différenciations démocratisantes. Ils les ont ensuite classées afin d’en tirer la substance et de modéliser leurs caractéristiques. Puis, conscients que sucer de leur pouce ne suffisait pas et, honnêteté intellectuelle obligeant (comme ils se plaisent à le souligner), ils ont confronté leurs théorisations à celles produites par les spécialistes reconnus comme tels, soit en les lisant, soit en les rencontrant.

Il en résulte un ouvrage truffé de références théoriques propres ou empruntées, de témoignages d’enfants, d’anciens élèves, d’activités d’apprentissage, et, ce n’est pas le moindre, osant clairement affirmer que l’enseignement a besoin d’humanisme. Affirmation soutenue par Albert Jacquard qui a accepté d’en réaliser la préface.

En bref :

  • Une trentaine d’activités pratiques adaptables dans les classes.
  • Un contenu théorique transférable à toute activité d’enseignement.
  • 3 tables des matières : conceptuelle (mots-clés), des démarches pratiques, par modèles exposés.
  • Le livre est conçu comme un « livre outil » : il peut être lu de manière séquentielle.
  • Des témoignages – propos – réactions d’enfants, d’anciens élèves.
  • Des pistes didactiques pour gérer les classes hétérogènes.
  • Une mise en cohérence claire entre philosophie et pratiques de terrain.
  • Des références à plus de 30 auteurs pédagogiques contemporains.
  • Un outil novateur d’analyse des pratiques de classe.
  • Des interventions de « premiers lecteurs » :
  • Albert Jacquard
  • Jean-Pierre Pourtois et Huguette Desmet (Professeurs à l’Université Mons-Hainaut)
  • Charles Pepinster (Inspecteur honoraire de l’enseignement. Fondateur du Groupe Belge d’Education Nouvelle)
  • Danièle Massoz (Professeur de pédagogie à l’Ecole normale de Jonfosse-Liège)
  • Joseph Stordeur (Professeur de pédagogie à l’Ecole normale de Gosselies (Charleroi)
  • Pierre Manil (Licencié en psychologie Ulg. Animateur d’équipes pédagogiques. Responsable pédagogique d’un projet « interreg »Wallonie-Lotharingie)
  • Benoit Demonty (Chercheur UMH)

• Un nouveau modèle pédagogique

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Une auberge espagnole pédagogique

L’an passé, les 23 et 24 août, une trentaine de pionniers Educ/Nouv ont vécu à Buzet, deux journées de gourmandises pédagogiques partagées, les uns initiant les autres pour faire fleurir des écoles tout autres.

Cette année, on remet le couvert...

Auberge espagnole pédagogique

des 24 et 25 août de 9 h à 16/17 h
à Buzet

Voici ce qui est prévu : on se rencontre librement sur le mode de la non directivité intervenante chère à Michel Lobrot (Madame Google vous en apprendra…), ce qui veut dire que ce sont les participants qui décident du programme, qui se groupent au gré de leurs désirs, sur des thèmes choisis par eux, avec des vieux briscarts branchés au courant alternatif ou avec des virginités utopistes. Chacun peut intervenir en proposant une démarche, des documents.
Tout quiconque peut proposer une assemblée générale, une vidéo, un témoignage, un verre de l’aménité, une séance d’impro… à sa guise.

A l’auberge de Buzet, on trouve de la vaisselle, des tables et des chaises et on se partagera les bonnes choses gastronomiques apportées quand on salivera devant l’étalage .

Namur n’est pas loin, son Auberge de Jeunesse est très prisée. On peut s’y retrouver le soir du 24 pour une virée vespérale…

PAF sur place de 2 à 5 euros (maximum) pour les deux jours à glisser dans la fente d’une boîte jolie.

Collecte des inscriptions nécessaires sur :

pepinstercharles@yahoo.be



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