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Petite causerie pédagogique
de Jean-François
Article mis en ligne le 29 décembre 2011

par Jean-françois Manil
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Aujourd’hui, apprendre jusqu’au 23 décembre.

Hier, Sarah est allée à la visite médicale avec les plus jeunes. En revenant elle m’a fait part de la conversation qu’elle avait eue avec le chauffeur du car. Ce brave homme a pris l’initiative de venir s’asseoir auprès des enfants dans la salle d’attente. Il s’embêtait dans son car et pressentait, j’imagine, qu’il y aurait plus de raisons de s’amuser à l’intérieur.

A son retour, Sarah a témoigné de la surprise du bonhomme, étonné de voir des enfants en activité d’apprentissage, alors que « je ne fais plus que des trajets vers les cinémas et les piscines depuis cinq jours »… Au même moment, les aînés avaient le choix entre écrire ou réaliser une machine qui produise un mouvement. Onze enfants se sont engagés dans l’écriture avec le souci évident de bien faire et le sentiment palpable de grandir. Les autres se sont acharnés à construire deux machines très complexes et ont sauté de joie quand leur fusée s’est élevée à au moins….70 cm du sol.

Les moyens, entre autres, témoignaient de leur bonheur d’avoir pu présenter leurs exposés sur un animal peu connu et d’avoir pu « apprendre plein de choses aux autres. »

A quoi cela tient-il ? Les enfants qui fréquentent la Maison des Enfants sont-ils extraordinaires ? Oui, ça nous le savons et l’avons déjà écrit. Mais ni plus ni moins que tous les autres. Ce qu’il y a, je pense, c’est que les enfants n’aiment pas les choses simples et que la complexité rend plus intelligent chacun d’eux, chacun de nous, à son niveau. Je partirai de l’activité « Ecrivez mieux que moi » pour m’expliquer. Au départ, une phrase ou quelques mots simples, très simples. Le défi est de réécrire de manière complexe, beaucoup plus complexe. Mais le niveau de complexité n’est pas fixé à l’avance, ce qui permet à chacun d’y répondre avec l’occasion d’évoluer. De plus, pas de comparaison entre les productions. Evidemment qu’il y a des rédacteurs plus sensibles, plus aguerris, plus pointus que d’autres, mais comparer ne ferait qu’éteindre très rapidement l’engagement de ceux qui cherchent à s’exprimer et s’améliorer. De plus, cela ne permettrait en rien aux premiers de continuer à évoluer. Le secret se dévoile avec le temps : au début, la production de certains enfants se résumait à trois phrases ; hier, un de ces enfant a produit trois pages. Pas les plus belles du monde, pour un jury, mais les plus belles du monde pour lui…et pour moi ! Un autre a rédigé 6 phrases. Il n’en fallait pas plus. Tout était dit. Tout ça le 22 décembre.

J’affirme donc que cela devrait être similaire dans toutes les écoles : faire réfléchir à des problèmes complexes et ce jusqu’au 23 décembre. C’est une question « d’intelligence publique ». Et j’ajouterai, au risque de faire grincer des dents, que c’est aussi une question de sécurité publique, car, sur la place Saint Lambert, si beaucoup d’écoles n’avaient pas enfreint les lois de manière éhontée, la situation aurait été différente ! Et là, c’est la colère qui parle.

A méditer et à partager avec qui vous voulez.

JF Manil


Une auberge espagnole pédagogique

L’an passé, les 23 et 24 août, une trentaine de pionniers Educ/Nouv ont vécu à Buzet, deux journées de gourmandises pédagogiques partagées, les uns initiant les autres pour faire fleurir des écoles tout autres.

Cette année, on remet le couvert...

Auberge espagnole pédagogique

des 24 et 25 août de 9 h à 16/17 h
à Buzet

Voici ce qui est prévu : on se rencontre librement sur le mode de la non directivité intervenante chère à Michel Lobrot (Madame Google vous en apprendra…), ce qui veut dire que ce sont les participants qui décident du programme, qui se groupent au gré de leurs désirs, sur des thèmes choisis par eux, avec des vieux briscarts branchés au courant alternatif ou avec des virginités utopistes. Chacun peut intervenir en proposant une démarche, des documents.
Tout quiconque peut proposer une assemblée générale, une vidéo, un témoignage, un verre de l’aménité, une séance d’impro… à sa guise.

A l’auberge de Buzet, on trouve de la vaisselle, des tables et des chaises et on se partagera les bonnes choses gastronomiques apportées quand on salivera devant l’étalage .

Namur n’est pas loin, son Auberge de Jeunesse est très prisée. On peut s’y retrouver le soir du 24 pour une virée vespérale…

PAF sur place de 2 à 5 euros (maximum) pour les deux jours à glisser dans la fente d’une boîte jolie.

Collecte des inscriptions nécessaires sur :

pepinstercharles@yahoo.be



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